Affaire ICC services: un ancien ministre accuse le président

Boni Yayi poursuivi par le scandale “ICC-Services”?

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AFRICA KICKS, une « expérience-découverte » de l’Afrique de l’Ouest par la BBC

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Avec ABDOULAYE BIO TCHANE à Lomé (04 juin 2010)

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SONDAGE COUR CONSTITUTIONNELLE / BENIN

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Notre sondage BENIN-LEPI: qu’en pensez-vous?

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Revue de presse / BENIN – sur BBC AFRIQUE le 14 avril 2010

Carnet noir pour ouvrir cette revue de presse béninoise, avec le décès hier  soir du Pasteur Benoit Agbaossi, chef mondial de l’église du christianisme céleste. 24 HEURES AU BENIN tout comme LE TELEGRAMME. LE GONGONNEUR, LEPROGRES  et LE MATINAL annoncent la nouvelle. C’est à 79 ans que le révérend pasteur a tiré sa révérence précise LE MATINAL et LE TELEGRAMME d’ajouter qu’il a consacré 45 ans de sa vie à l’Eglise du Christianisme céleste. Rentré d’un check-up sanitaire dimanche dernier, la dernière personnalité politique qui l’a rencontré selon LE GONGONNEUR est Me Adrien Houngbédji, le candidat unique choisi par l’opposition au cours du week-end pour l’élection présidentielle de 2011.  Un choix qui a « anesthésié » le camp de Boni Yayi selon LA NOUVELLE TRIBUNE qui estime que depuis samedi aucune grande réaction n’a été enregistrée de ce coté face à l’événement. Une attitude que LA NOUVELLE TRIBUNE explique par deux hypothèses. Dans un premier temps, selon le confrère, ce silence de la mouvance présidentielle peut être analysé comme la capitulation d’un pouvoir face à la machine de guerre d’une opposition décidée à conquérir le pouvoir d’Etat en 2011. Seconde hypothèse, ceci peut être une manière de reculer pour mieux sauter. Parlant de réaction, le président de la Banque ouest africaine de développement, Abdoulaye Bio Tchané candidat pressenti, aurait félicité l’alliance d’opposition. A travers une lettre adressée à Adrien Houngbédji, et évoquée par le quotidien L’EVENEMENT PRECIS, Abdoulaye Bio Tchané expose son admiration face à ce choix mais en appelle à  une « union plus large encore pour réussir dans la paix et la concorde, l’alternance nécessaire à la réalisation de l’unité et du développement du Bénin ».

Un Bénin ou l’énergie électrique est actuellement une denrée rare malgré les augmentations successives du prix au kwh opérées par la société béninoise d’énergie électrique (SBEE). 24 HEURES AU BENIN déplore ces coupures fréquentes d’électricité qui paralysent complètement les activités économiques devant “l’incapacité du chef de l’Etat et de son gouvernement de trouver une solution adéquate pour contourner cette misère des populations”. Des populations contraintes à subir plusieurs heures de délestage par jour. Le quotidien FRATERNITE offre ses colonnes à l’ancienne directrice générale de la société, actuellement député à l’assemblée nationale, très critiquée pour sa gestion passée. Célestine Adjanohoun ne s’explique pas l’augmentation actuelle du coût de l’énergie électrique. Alors Dg de la Sbee, elle rappelle avoir payé 14 milliards de dettes sans bénéficier d’aucune subvention de l’Etat en deux ans et demi. “Il y a eu Quatre Dg après moi. Aujourd’hui, Ils sont à 35 milliards de dettes alors qu’ils ont eu 80 milliards d’aide de l’Etat en quatre ans. Quand je partais de la Sbee, j’ai dit que j’attends le miracle. Malheureusement, j’attends toujours que le miracle se produise”.

Il est également question de gestion dans le livre blanc sur l’état de la corruption au Bénin publié par l’Observatoire de lutte contre la corruption (OLC). Le document révèle selon LA NOUVELLE TRIBUNE que « le phénomène de la corruption s’est aggravé dans le pays depuis 2006 ». Citant le président de l’Observatoire de lutte contre la corruption, Jean-Baptiste Elias, le journal indique que “ce livre est un document de référence qui permet d’appréhender le portrait de la corruption, son évolution ou sa régression dans la période de 2006 à 2008, ses méthodes, les principaux acteurs, les scandales et le traitement qui leur a été réservé.” Ladite enquête a couvert huit villes du Bénin.

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Entre « coupures », « délestage » et autres sévices: TORTURE A L’ELECTRICITE AU BENIN

Le délestage est de retour au Benin. Triste constat, n’en déplaise au directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) qui, sur le plateau de la télévision nationale (Ortb), invitait récemment les abonnés à faire le distinguo entre les termes « coupures » et « délestage ». Inutile de chercher -pour notre part- à restituer ici la nuance relevée par monsieur le DG. Notre simple constat de profane est que les abonnés ou clients de la SBEE (qui se dit à leur service « 24h sur 24 ») passent plusieurs heures -voire des jours- sans énergie électrique.

Des divers recoupements d’info (tout au moins en ce qui concerne Porto-Novo et Cotonou, les deux plus grandes villes du pays et les régions environnantes), il ressort que si vous n’avez pas la chance de vivre dans une zone « stratégique » comme les alentours du Palais de la Présidence ou encore un quartier « prestigieux » comme Cadjèhoun où loge le président de la République, la durée minimale de votre supplice en la matière est de six (6) heures d’horloge.

Un ami qui se croyait le pire des damnés de la SBEE me racontait avec force détails et émotion à la limite héroïque : « L’électricité a été coupée dans ma zone hier à 23h. Elle n’a été remise que ce matin à 8h10mn et déjà à 8h35mn il n’y en avait plus jusqu’à midi… »  Mais lorsque je lui ai indiqué qu’au cours de la semaine précédente, j’ai du passer 22h  d’affilée sans électricité, mon héros s’en est allé  sans demander son reste… Et que dire alors des populations de la région de Sèmè-Podji (à mi-chemin entre Cotonou et Porto-Novo) devenues des abonnés à 2 journées successives sans électricité ?

Et dire que tout ceci se passe au mois d’Avril 2010 où depuis le 1er jour du mois, la SBEE auréolée de son monopole dans le secteur, a augmenté de 10Fcfa le prix de kilowattheure ( Kwh) d’énergie électrique! Une augmentation dont le fruit devrait aider l’entreprise à affronter certaines difficultés comme l’accumulation de dettes envers les tiers et la mauvaise qualité de service à la clientèle. Foi de G. Tchékété, monsieur le DG de la toute puissante SBEE, ces 10Fcfa à prélever pendant un an rapporteraient 6 milliards de Fcfa, un pactole qui sert de base à l’engagement « à améliorer les prestations aux guichets, la facturation et l’accueil… ». Toujours sur la base du même procédé « magique », on annonce une autre augmentation de 10Fcfa par Kwh pour l’année prochaine. Voici le plaidoyer de M. Tchékété à la télévision via les ondes de l’Ortb : « Nous sommes dans un gouffre ; on demande à tout le monde de faire un effort pour sortir ce bien commun du gouffre et pour qu’on puisse avoir de la qualité ». Une méthode managériale qui a suscité cette réflexion de Pierre Dovonou Lokossou, consultant en entrepreneuriat : « Une entreprise qui se respecte ne peut régler ses problèmes de trésorerie par une augmentation successive des prix au Kwh. La meilleure mesure est d’aller ver les banques pour faire un prêt consistant et régler de façon définitive leur problème. Une fois ces problèmes réglés, justifier en ce moment une éventuelle augmentation par la satisfaction que les clients auraient déjà reçue. Actuellement le constat est que les prix sont déjà relevés, le service demeure le même, à qualité médiocre. On ne peut pas comprendre une entreprise qui fournit un service de moindre facture et qui dans le même temps augmente les prix ».  Mais notre ami Pierre peut garder pour lui ses réflexions qui n’intéressent point la SBEE qui a décidé -entre autres mesures- de pratiquer la vérité des prix c’est-à-dire ne plus vendre l’énergie électrique à un coût en deçà de son coût de revient.  Pas mal la vérité des prix, mais pourquoi pas la vérité sur la gestion globale (passée et présente) de l’entreprise, ce « bien commun » ?

Le niveau de déficit de la SBEE a atteint à ce jour 22 milliards de Fcfa, hormis la dette envers le Trésor public et la Caisse autonome d’amortissement (CAA) qui s’élève à près de 97 milliards. Une vérité utile serait (à notre avis) de révéler aux propriétaires du « bien commun » comment en est-on arrivé là. Ah ! Attention à ne pas choquer certaines susceptibilités avec cette histoire de milliards en divagation et de députés sous la cuirasse de l’immunité parlementaire doublée d’un manteau d’ancien dirigeant de la SBEE…  Cette SBEE qui inflige à ses abonnés (consciemment ou inconsciemment) une torture (pas autre mot ne semble convenir) sous plusieurs formes. La liste des griefs est bien longue : fourniture d’énergie électrique irrégulière puisque des tensions inappropriées sont fournies par endroits ; beaucoup de gens se plaignent des désagréments causés par les « baisses de tension ». De plus, les coupures ou délestages sont fréquents. Les clients de la SBEE seraient-ils abonnés à des fluctuations ? Tout fluctue ici : la disponibilité de l’énergie électrique, le service fourni à travers une tension irrégulière, des factures jugées anormalement élevées. Et surtout, toutes les peines que doivent se donner les consommateurs avant de payer leurs factures d’électricité. Sans oublier les longues files d’attente devant les guichets ou certains passent parfois toute une journée sans parvenir à payer à cette société son du.

Voila quelques aspects du sort de cette clientèle qui se voit imposer des augmentations de tarif qui l’obligent en quelque sorte à payer pour des dégâts dont elle n’estime pas être l’auteur. La SBEE devrait-elle être débaptisée et renommée « société béninoise des ennuis et des emmerdes » ?

LE BENIN, LES ARMES ET LE CONGO

Suite à l’article publié par notre confrère NOUVELLE EXPRESSION et repris dans notre rubrique « Talents de nos confrères », évoquant « une cargaison d’armes en direction du Benin interceptée en Afrique du Sud »,  nous avons pu faire réagir sur BBC AFRIQUE le 30 mars dernier, le Chef d’Etat-major général des Forces armées béninoises, le General de division Mathieu Boni au sujet de cette affaire.

En présence du ministre d’Etat charge de la Défense Issifou Kogui N’Douro, il a déclaré en substance:

Le Benin n’est pas sous embargo par rapport a une commande d’armes et le Benin n’a pas commande frauduleusement d’armes. Si nous voulons commander des armes, il y a les règles de la CEDEAO en la matière qui s’impose à nous et nous l’aurions fait légalement“.

Au sujet de la visite annoncée du président Congolais D. Sassou N’Guesso, voici la réponse de Mathieu Boni:

Je ne vois aucun rapport entre la visite annoncée du président Sassou N’Guesso et cette affaire. Sa visite a certes été annoncée par un compte rendu du conseil des ministres mais une visite annoncée peut être reportée aussi… Je peux vous dire Non. Le président Sassou N’Guesso n’est jamais venu ici de façon anodine; et il ne saurait d’ailleurs l’être. Un chef d’Etat étranger, s’il vient ici il sera reçu avec les honneurs dus à son rang. Et si le chef de l’Etat béninois est allé au Congo, c’est pour des motifs qui sont très clairs. Il y est allé dans un cadre officiel. Je ne vois pas pourquoi on peut faire des supputations. C’est très clair.”

Voila les propos du General Mathieu Boni parlant sous le contrôle de son chef hiérarchique le ministre de la Défense. Nous vous les livrons sans le moindre commentaire tant sur l’article de notre confrère NOUVELLE EXPRESSION que sur la réaction de l’armée béninoise.

Nous nous réjouissons tout de même d’avoir pu faire parler « la grande muette ».

Lire l’article de NOUVELLE EXPRESSION



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50 ans…

Déjà un demi-siècle que les ex colonies françaises en Afrique ont accédé (parait-il) à la souveraineté internationale. Et sur ce continent que l’on dit « fêtard » de nature, l’événement ne manque pas d’engouement festif. Rien qu’un coup d’œil (nombriliste) au Bénin, d’où partent ces lignes, amène à l’évidence : Comment ne pas célébrer dignement le cinquantenaire de l’indépendance de ce qui fut « le quartier latin » ? A la hauteur des ambitions de ce peuple si « fier », c’est Porto-Novo la capitale, lieu même ou fut proclamée l’accession à la souveraineté internationale, qui est choisie pour abriter la « fiesta ». Toujours à la hauteur des ambitions béninoises, un plan « d’embellissement » de la ville est en marche, identique à du déjà vu à Lokossa, Parakou et Abomey lors des célébrations récentes de ce 1er aout pas si inconnu… Loin de nous toute parure ou cri d’oiseau de mauvaise augure ; Nous nous fions tout simplement à nos constats de témoin.

Ah oui ! Il n’y a pas que Porto-Novo. Nous avons cru avoir entendu parler d’un colloque « scientifique » aux mains d’intellectuels ayant été pour leur part témoins du 1er aout 1960. Encore que là, l’initiative serait venue de la douce France, l’ex métropole. Cette même France qui s’invite paradoxalement dans la fête quoique n’ayant rien à fêter (à notre avis). Aussi les forces armées de 14 pays africains sont-elles invitées à « parader » sur les Champs Elysées le 14 juillet prochain. Une manière (sans commentaire) d’intégrer le cinquantenaire des indépendances des ex colonies à la fête nationale de l’Hexagone et d’en faire -pourquoi pas- une célébration de 50 ans de « françafrique ». Comme concept, en voila un autre ! Avec son cortège de marmites et de casseroles diverses… sources potentielles de débats fructueux à mener à l’occasion de ce cinquantenaire des indépendances.

Nous n’avons pourtant pas encore connaissance d’une réflexion initiée sur le continent des ex colonies, pour évaluer les 50 années d’indépendances à l’abri du regard de l’ex colonisateur et plus généralement de l’ouïe des « partenaires au développement ».

L’indépendance sans affranchissement vaut ce qu’elle vaut.

C’est notre point de vue.

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